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bloc scolaire de HaraJalaliXSPhoto : Chantal Potet pour AFRANE (disponible en Carte Postal auprès du Comité Local d'Isère)
       

AFRANE A TCHARIKAR


  •  Historique du projet

La ville de Tcharikar est située dans la province de Parwan, à environ 80 km au Nord de Kaboul. C'est en 1995 que l'école primaire mixte Esteqlal-Malalaï y fut créée par d'anciens élèves du lycée Esteqlal-Malalaï de Kaboul. L'objectif était de transférer dans un établissement de province les méthodes de pédagogie active employées dans la capitale. L'école a dû fermer en 1999, lors de la période Tâlebân, mais a réouvert en 2002 et a été l'intégrée à l'Education Nationale Afghane.

L'action d'AFRANE au sein des trois écoles de Tcharikar a débuté en 2002 par la réhabilitation des bâtiments et par l'équipement en mobilier scolaire des établissements (pupitres, tableaux...). Par la suite, AFRANE s'est concentrée sur la formation pédagogique des professeurs, tout en continuant à apporter un soutien matériel et logistique, tel que l'alimentation en eau, l'entretien des écoles ou l'équipement en infrastructures. AFRANE a ainsi construit en 2003 un bloc pédagogique, accessible aux trois écoles, contenant une bibliothèque et une salle informatique. D'autre part, AFRANE soutient depuis 2003 l'enseignement du français aux professeurs et aux élèves qui le désirent. Lien d'amitié franco-afghane, l'enseignement du français est également facteur d'ouverture au monde extérieur pour les élèves et les professeurs.

Le soutien d'AFRANE à ces écoles a donné lieu à la signature d'un protocole d'accord entre AFRANE et le Ministère de l'Education Afghane.
 
 

  • Description des écoles soutenues

Ecole Lycée Hora Djalali
L'année 2006 a été marquée par une augmentation considérable du nombre d'élèves à l'école Hora Djalali, de par l'accueil des filles de l'école Esteqlal-Malalaï.
Hora Djalali compte aujourd'hui 982 filles inscrites, répartis dans 30 classes, pour 59 professeurs. L'école dispense des cours du niveau 1 à 12 (équivalent du CP à la Terminale).
Le bâtiment de l'école étant toujours partagé avec l'école Esteqlal, de nombreux cours ont lieu à l'extérieur (7 classes réparties sous tentes et à l'ombre des arbres).


Ecole-Lycée Esteqlal

Cette école accueille 771 garçons. Les cours pour les petites classes (1,2,3) ont lieu le matin et les cours des niveaux supérieurs (4 à 12) sont donnés l'après midi. L'équipe enseignante compte un total de 35 professeurs. Au total ce sont donc 24 classes (dont huit sous tentes) qui sont accueillies par cet établisssement.
En 2007, un terrain pour construire un nouveau bâtiment a été identifié, à quelques centaines de mètres de l'école actuelle. Cette construction, entièrement financée par AFRANE, permettra aux professeurs de ne plus faire cours sous tente ou à l'extérieur.

 

 
 

Bâtiment du lycée Hora Djalali
et Esteqlal

 


Cours sous tentes

Bâtiment et tentes de l'école Numéro Un
 

Ecole mixte Numéro Un
1 428 élèves (garçons et filles) sont scolarisés dans 36 classes au sein de l'école Numéro Un. Cette école fonctionne sur un système de triple vacation, du fait du manque de locaux (l'école Numéro Un partage ses locaux avec le rectorat).
Seulement 6 salles de classes sont disponibles. Les cours se déroulent donc également sous 6 tentes tandis que 3 classes sont installées dehors, à l'ombre du bâtiment. Le nombre d'enseignants a fortement augmenté pour passer de 48 (en 2006) à 71 professeurs (en 2007).


  • Les actions d'AFRANE à Tcharikar depuis 2007

Le soutien matériel et logistique aux écoles

En mai 2007, l'eau d'une fontaine venant de la plus proche montagne a été raccordée au bassin de l'école Hora Djalalali, permettant aux élèves et au personnel scolaire d'accéder 24h sur 24 à de l'eau propre. Au mois de décembre, c'est l'école Numéro Un, située cent mètres plus bas, qui a pu bénéficier de ce raccordement. Ce raccordement est bénéfique pour l'ensemble de la communauté, les habitants du quartier venant remplir des bidons à ces nouveaux points d'eau.

 
Approvisionnement en eau à Hora Djalali

Les effectifs des lycées Hora Djalali et Esteqlal ne cessant de croître, par la progression normale des classes et l'intérêt spécifique lié à la présence d'une ONG, la cohabitation des deux écoles devient de plus en plus difficile à gérer. Il est donc prévu, en 2008, de construire un nouveau bâtiment de 16 classes pour le lycée Esteqlal. Le terrain a déjà été identifié et donné par le rectorat. La construction commencera au printemps 2008.


Les actions pédagogiques

En 2007, des formations ont été organisées dans les écoles de Tcharikar en mathématiques, en sciences physiques et en informatique.

La formation en informatique a été organisée par deux formateurs afghans, Reza et Satar. Cette formation répond au besoin des professeurs quant à l'utilisation de la salle informatique. La formation s'est déroulée entre septembre et novembre 2007 et elle a bénéficié à 15 professeurs des 3 écoles qui ont pu découvrir l'outil informatique ou approfondir leurs bases dans les logiciels de bureautique tels que Word ou Powerpoint.

 

Salle informatique du bloc pédagogique

Formation mathématiques avec Etienne Gille
 

Le formateur d'AFRANE en math ématiques, Mohammed Amin, a assur é une formation en math ématiques pour les classes 4,5,6 en octobre 2007. 14 professeurs ont assist é à quatre semaines de formations, à raison de deux heures par jour.
Etienne Gille, pr ésident d'AFRANE, a quant à lui d élivr é en septembre une formation en mathématiques pour les niveaux allant de la classe 5 à 10, bénéficiant à 13 professeurs.

Une formation en sciences a été animée par Anne Favié, formatrice expatriée en sciences physiques du 17 juin au 4 juillet 2007 et du 20 août au 13 septembre 2007. 6 professeurs de physiques et 4 de chimie ont participé à ces formations. Les professeurs se sont montrés curieux, intéressés et réceptifs à travers cette méthode d'apprentissage basée sur la pratique.


L'enseignement du français

Trois des cinq jeunes femmes formées à l'IPP ont enseigné pour la première année en tant que professeur de français. Deux étudiants de l'IPP ont également assuré des cours de français à Esteqlal en tant que stagiaires.
A travers des "rendez vous pédagogiques" hebdomadaires, Sonia Miralles (formatrice et animatrice du projet à Tcharikar du 1er avril au 30 novembre 2007) a aidé les professeurs à créer des outils pédagogiques pour répondre aux besoins des élèves dans leur apprentissage du français. Alain Lebeau, ancien professeur de français, est également venu effectuer une mission d'un mois à Tcharikar. Les thèmes de cette session intensive ont été choisis après les nombreuses observations de classes effectuées en 2006 en compagnie de Laurence Ravinet (alors coordinatrice pédagogique) et les remarques de Sonia.

Session intensive lors de la venue d'Alain Lebeau
Les 3 femmes professeurs et les 2 stagiaires

Les professeurs et stagiaires ont passé en novembre 2007 le DELF scolaire (diplôme en français de valeur internationale). Deux professeurs ont obtenu le niveau A2, deux autres ont obtenu le niveau B1. Ces résultats sont satisfaisants et attestent d'une progression globale du niveau de français des professeurs.

En 2008, AFRANE a entrepris la construction d'un bâtiment de deux étages pour l'école Esteqlal. L'école Esteqlal est hébergée par l'école de filles Hora Djalali depuis 2002 et les deux écoles sont obligées d'organiser des cours sous tentes par manque de place. Ce nouveau bâtiment permettra également aux deux écoles de bénéficier de leur propre bibliothèque, qu'elles doivent pour l'instant se partager.
Fin 2007, un terrain a été accordé par le rectorat de Tcharikar pour que AFRANE puisse y construire un bâtiment. A l'heure actuelle, les travaux sont terminés et vont être réceptionnés. La construction des latrines est en cours. Il reste à équiper l'école. Voir les dernières nouvelles

De manière moins réjouissante, une explosion criminelle devant les bureaux du gouverneur, situés à proximité des écoles soutenues par AFRANE, a soufflé toutes les vitres de l'école. AFRANE a accepté de les remplacer. Plus récemment des élèves ont été victimes de malaise dans trois écoles de Tcharikar ou des environs. Les élèves ont incriminé des gaz, mais il peut aussi s'agir d'un effet de psychose car les analyses de sang n'ont rien donné.

Les séminaires de formation continuent : par exemple quatre séminaires ont eu lieu du 5 au 30 avril en mathématiques et en dari avec 14 stagiaires dans chaque session.

Pour la première fois des élèves ont présenté les examens du DELF (français) à Kaboul. Les résultats sont minces mais satisfaisants puisqu'une élève de 9ème a été reçue et que d'autres, admissibles, pourront sûrement réussir cette épreuve à la prochaine session, en novembre.

 
 
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