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HISTORIQUE

| 1980-1989 | 1990-2001 | depuis fin 2001 |

1980-1989

Dès sa création, en mai 1980, AFRANE a consacré beaucoup d’efforts pour collecter puis acheminer une aide humanitaire en Afghanistan.

D’abord sous la forme de missions où nous apportions des biens de première nécessité, voire de l’argent pour permettre aux villages qui avaient été bombardés de se reconstruire ou tout au moins de réparer une partie des dégâts.
Un récapitulatif établi à l’époque recensait qu’entre sa création en 1980 et le mois de juin 1986, AFRANE avait accompli 26 missions d’aide dans 13 provinces (Maydân, Paktyâ, Kaboul, Kandahar, Konar, Kapissa, Uruzgân, Logar, Zaboul, Badakhchân, Faryâb, Nangarhar, Ghazni),

 
 
pendant lesquelles trois millions de Francs avaient été acheminés. Somme modeste à première vue, mais qui à l’époque était loin d’être négligeable pour les districts aidés.
L'association profitait de ces missions pour subventionner des initiatives locales en particulier dans le domaine de l’enseignement, le creusement d’abris, l’irrigation, ou l’agriculture. Les missions s’effectuaient avec des groupes de résistants de toute obédience, en ne prenant en compte que les besoins des populations. Ensuite AFRANE réalisa des missions plus lointaines, notamment à Hérat, Baghlân ou Kunduz. Au fur et à mesure où la Résistance et les communautés locales se structuraient, et où s’approfondissaient nos contacts avec telle ou telle région, AFRANE entreprit de soutenir de véritables projets de développement rural. Ce fut le cas notamment dans le Logar et la région de Ghazni.

1990-2001

Vint en 1992 l’effondrement du régime mis en place par les Soviétiques et le déclenchement de la guerre civile. AFRANE participa à ce moment à un collectif d’associations, le Kaboul Emergency Program, qui visait à apporter une aide d’urgence à la capitale en proie à d’importantes destructions.

Depuis 1996 AFRANE s’est davantage consacrée au soutien de projets éducatifs. Elle était alors la seule ONG française à le faire. En 1997 et 1998, date à laquelle les Tâlebân mirent un point final à sa présence visible à Kaboul, AFRANE tint ouverte une “ maison d’AFRANE ” où étaient dispensés des cours de français pour adultes, dans un climat de convivialité et de simplicité qui a beaucoup marqué les bénéficiaires. L’objectif n’en était pas tant l’apprentissage de la langue que la création d’un lieu d’échange et d’ouverture à d’autres horizons culturels que ceux des Tâlebân.

Après sa mise à la porte de Kaboul par les Tâlebân, AFRANE, tout en poursuivant ses actions à Djalalabad et au Hazaradjat, apporta son soutien à des cours clandestins dispensés dans deux quartiers de Kaboul : Khayr Khâna et Charara.

Depuis fin 2001

Depuis le départ des Tâlebân, fin 2001, le contexte a complètement changé, et AFRANE participe, à la hauteur de ses moyens, à la reconstruction du système éducatif afghan. Elle a signé des protocoles avec le gouvernement afghan et soutient à l’heure actuelle (2007) 16 écoles dans quatre provinces, comptant en tout 17000 élèves.

Son action consiste en la construction ou la réhabilitation d’écoles, leur équipement et la formation de leurs professeurs. Dans le premier domaine AFRANE a à son actif : en 2002 : réhabilitation du lycée de filles Zuleykha à Kaboul, reconstruction d’une aile du lycée de filles Hora Djalali et de l’école numéro 2 ainsi que construction d’un bloc pédagogique à Tcharikar, équipement d’une école près de l’aéroport de Kaboul ;en 2003 : construction du lycée Esteqlâl

(garçons) de Djalalabad ; en 2004 : construction d’un bloc scientifique commun aux lycées de filles et de garçons soutenus à Djalalabad ; construction d’une crèche et d’une infirmerie au lycée Zuleykha de Kaboul. Construction du lycée de Takht-e Waras (province de Bamyan). En 2005 : Construction d’un bâtiment pour le lycée de filles Nazou Ana (photo) de Djalalabad.

En 2006 : Réhabilitation des écoles de Qara Ghoudjour, Chanbar et Myana Mulk (Bamyan). En 2007 : Construction de l’école de Dacht-e Bartchi (banlieue de Kaboul), de Qawm-e Ghaeb Ali (province de Bamyan) et d’un bâtiment pour l’école de Haouz-e Karbas à Hérat.

 
 
Simultanément des équipements ont été fournis à ces écoles : pupitres, bibliothèques, salles de sciences, salles informatiques…

Dans le domaine directement pédagogique, les actions concernent notamment des formations en hygiène et santé, langue maternelle, enseignement du français (Tcharikar et Djalalabad), enseignement des sciences et en mathématique…

 
 

Une équipe de volontaires expatriés et de salariés afghans anime le projet sur les plans à la fois administratif et pédagogique. 

 

 
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